Saut rapide avant la fermeture de l’espace Giner mais oups les oeuvres ont été fixées dans la salle de réunion et y en a justement une en cours, pas grave je patiente. Une senior a le temps de venir me questionner sur la prochaine brocante du Plateau, pensant que je travaille ici malgré ma panoplie de vélotaffeuse flashy. La porte s’ouvre enfin. Souvenir, souvenir, je connais bien cette salle pour y avoir exposé pour la toute première édition de Insta’Vanves. Des QR codes renvoyant à des commentaires audio à gogo, pour chaque type de cabanes. Vite, on capture tout pour écouter plus tard. On repassera pour la plongée dans l’ambiance des collages forestiers (mais pas que). J’avoue, dommage que j’aie loupé la “nocturne” du mardi (ouverture jusqu’à 19h) hier. Et pour info, ça se termine jeudi 12 février.
Au moment de reprendre mon vélo accroché à du mobilier urbain (faute d’arceaux), je suis témoin d’un curieux manège. Façon le sujet d’Envoyé Spécial de la semaine dernière : la récup’. C’est le jour des encombrants (à l’ancienne chez GPSO, car à Vallée Sud, c’est le turfu avec la prise de rdv en ligne) et une meuf est au téléphone devant le tas. 2 secondes plus tard, le camion de ferrailleur débarque. Une jeune fille avec 2 immenses sacs Ikea aux épaules farfouille. Je donne un coup de main à un asiat’ pour remettre dans son emballage carton une vitre, pour éviter qu’elle ne choit et explose en mille morceaux. Alors que je suis méga-concentrée, un petit vieux les bras chargés d’encombrés me houspillent car j’ai garé mon vélo sur l’emplacement des objets. Nulle part c’est écrit, mais je sens qu’il s’inquiète moins pour mon deux roues que pour son sens aigu de la propriété privée. Changement d’ambiance en arrivant à Malak, avec les flics qui font décaniller les bagnoles stationnées, à base de menaces de PV, pour la grande lessive annuelle prévue demain dans mon tiékar.


