Le Rendez-vous BD de Malakoff a été imaginé par le gérant bédéphile de la librairie Zyndar.
Sous les premiers rayons d’un soleil d’automne, une file interminable de « jeunes vieux » s’étire, les bras chargés d’albums de Lucien ou de Manu, usés jusqu’à la trame. Tous attendent patiemment une dédicace de Margerin – arrivé, bien sûr, en Vespa – dont les fameux bikers dessinés n’étaient autres, petite anecdote, que ceux de Malakoff.
Autour, l’effervescence bat son plein : éditeurs et libraires du coin, auteurs de banlieue, fanzines et fresques colorées se mêlent à l’ambiance, tandis qu’un duo de comédiens en perfecto se lance dans un twist endiablé au rythme d’un jukebox vintage, sur la place du 11 novembre.
Et puis, plus inattendu : derrière les hublots d’une vieille caravane, des gilets de sauvetage s’animent dans une chorégraphie électro-mécanique, mimant la traversée périlleuse de migrants ramant dans un canot. Face à eux, une caméra fixe. Une fable résolument contemporaine, à la fois poétique et grinçante, orchestrée par l’artiste irlandais Malachi Farrell.


